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juan antonio martinez

  • Avis lecteurs, presse - extraits - "Un lit dans l'océan"

    • Dégusté comme une datte sucrée, un thé à la menthe pas loin en haut du Suquet, ce texte sensible (mais pas mièvre !) cristallise nos 5 sens : les goûts, les couleurs, les odeurs, les musiques, les cultures juives et musulmanes si proches. La délicatesse et la pudeur avec lesquelles l'auteur aborde des thèmes pourtant difficiles (les césures familiales, la maladie, la guerre...) font de cette lecture un incroyable voyage. (Nath2dragui - Site Babelio)
     
    • On a l'impression d'avoir les confidences d'un ami ou d'un frère… On se sent très proche du narrateur parce qu'il se livre avec naturel et sincérité, et on est nombreux à avoir mal à nos parents. (Yamina, lectrice)
     
    • La mémoire individuelle et collective est sans doute le thème central de ce récit écrit avec sensibilité et délicatesse. Il est question de la guerre d’Algérie, d’exode forcé, de nostalgie…
    On retrouve dans ce roman des thèmes chers à André Cohen Aknin, écrivain et poète : l’attachement à l’Algérie, aux racines, aux traditions, la douleur d’avoir perdu sa sœur et le pays de son enfance. C’est le bilan d’une vie passée à comprendre son sens. C’est aussi le regard lumineux d’un poète qui apprécie le mélange des cultures et qui dresse un pont entre celles de l’Orient et de l’Occident…
    Récit à la fois intime, poétique et humaniste qui peut se lire à plusieurs niveaux. 
    Une mention spéciale pour le soin apporté par l’éditeur à la composition de cet ouvrage qui est aussi un bel objet. (Guy Masson, pour le blog des critiques par les bibliothécaires)
     
    • Cette introspection tellement honnête a fait bouger en moi des souvenirs merveilleux et intimes. (Christiane, lectrice)
     
    • Ce livre est un acte d’amour. C’est comment libérer la vie là où elle est emprisonnée. (Laurent Dupuis. Radio France Alzheimer - Emission "Coup de pouce, coup de cœur")
     
    • Ah le beau livre ! la douce écriture... qui nous enveloppe chapitre après chapitre dans cette belle image de l'erouv, chapitres tissés les uns après les autres jusqu'à nous faire entrer dans cette demeure-là de l'intime que tu habites avec ta mère. Toi seul, elle seule, parfois vous deux, ainsi la vie, ainsi la mort... qui sait ? En tout cas, tu lui as fait un très très beau lit dans l'océan, un lit au parfum de la loubia…  (Monique Domergue, poète)
     
    • Un très beau roman, tant par ce qu'il dit des relations fils-mère et des liens qui subsistent grâce à la cuisine, à la voix et aux mains, que par la langue dans laquelle c'est dit…(Catherine, lectrice)
     
    • Un plaidoyer pour les personnes atteintes de la maladie. Oui, il y a des problèmes, les odeurs d’urine et d’excréments, le temps qu’il faut prendre pour les soigner… Mais elles restent des personnes à part entière, qui conservent la vie ! (Tristan Bonhoure - Le Dauphiné libéré)
     
    • Un roman pour faire sonner les silences.
    Quand il vous lit un passage, vous y êtes là-bas, à Oran. "Il n'est pas utile d'avoir une quantité de mots. Les silences parfois, suffisent" souffle-t-il… En inventant des personnages, il invite "l'autre" à rentrer dans cet univers. Tandis que lui-même donne "sa" réponse au monde. (Flora Chaduc - Drôme Hebdo "Peuple libre")
     
    • Le livre d’André Cohen Aknin ouvre des horizons en citant abondamment des chants et des chanteuses aussi dont la plus connue est sans doute Reinette l’Oranaise ; en sorte que son « récit poétique » est aussi un récit musical, au sens où on parle par exemple de « comédie musicale » mais de façon plus secrète et plus intime. Reinette l’Oranaise était d’origine juive puisque fille d’un rabbin de Tiaret, de même Line Monty, dont l’auteur cite assez longuement les paroles, qui étaient un mélange de français et d’arabe :
    « Et on m’appelle l’Orientale
    La blonde au regard fatal… »
    … La mémoire absente de sa mère est finalement pour lui un moyen de retrouver des bribes de leur passé, commun ou séparé. Sans évoquer le témoignage trop écrasant de Proust, il apparaît que la mémoire obéit à des procédures qui n’ont rien de rationnel, et que peut-être même elle les fuit. 
    L’histoire de Juliette pourrait être une sorte de métaphore de ce qui s’est passé dans l’histoire de l’Algérie il y a quelques décennies, un engloutissement dont pourtant, sous une forme presque inaudible, on trouve ici ou là des remontées aussi saisissantes qu’inespérées. Le récit poétique d’André Cohen Aknin ne cherche pas à en faire la théorie, il n’en est que plus convaincant. (Denise Brahimi, site : https://www.coupdesoleil-rhonealpes.fr)
     
    • Ça nous envoie loin dans la matrice… au-delà des étoiles, comme une mélopée orientale à te mettre le cœur en âme. (Juan Antonio Martinez, lecteur - Facebook)
     
    • La mère est la nourriture terrestre qui porte le parfum d'un pays, d'une histoire. En sa présence végétative, il entreprend un voyage au long cours où il lui faut vaincre des obstacles. Les odeurs, les goûts de la loubia et des plats des fêtes juives d'Algérie concrétisent le chemin sur lequel il entraîne le lecteur avec humour et gourmandise. L'apaisement vient avec le triomphe des sensations, des saveurs de l'enfance…
    La phrase est ajustée dans sa musicalité, souvent proche de l'oral, ce qui donne une présence physique au texte, une résonance vivante…
    On perçoit là tout l'intérêt d'André Cohen Aknin pour le théâtre, pour le métier au sens étymologique du mystère, du travail et de l'artisanat ; il a été menuisier…
    Roman de conciliation, de reconnaissance, d'harmonie. Roman d'amour donc. 
    (Geneviève Briot - Extrait de l’article pour la revue "A. Littérature Action")
     
    • Ce livre est avant tout une invitation au voyage.
    Entre Orient et Occident, entre terre et mer, entre mère et fils, enfance et (…) vieillesse, entre rêve et réel…
    Il m’a surprise, saisie, désarçonnée, sans pour autant me lâcher.
    Un lit dans l’océan, c’est une curieuse traversée au cours de laquelle le lecteur respire le monde et la vie par petites touches. Des touches colorées et rapides qui créent une œuvre indéfinissable, insaisissable, quasi impressionniste.
    Mais entre les vagues, derrière la brume, se disent les silences, s’expriment et s’expansent la vie et l’amour entre deux êtres qui pourtant semblaient perdus à jamais.
    En dépit de l’Alzheimer de la mère, le fils recrée le lien en retournant dans les profondeurs.
    Une mère qui pousse un fils à une exploration olfactive, gustative et sonore, et l’embarque avec elle pour faire le plus beau des voyages, celui qui emmène vers l’autre et vers soi-même…
    (Anne-Marie, sur le site des éditions Parole.)

  • Des saveurs et des livres au Bazar de St Martin en Vercors

    "Des saveurs et des livres" au Bazar de St Martin en Vercors,
    par Geneviève Briot

    Du 6 au 12 août 2021 était organisé le Bazar de St Martin en Vercors, à l'initiative de la Cie Cyrène, avec Michel et Jacotte Fontaine : musique, théâtre, danse, lectures, film et chants au fil de la semaine sur le thème Le pain dans tous ses états.

    Nous les Colporteurs, André et Geneviève, avec Naïs, nous présentions une lecture Des Saveurs et des livres, un menu différent chaque jour. Nous étions dans la rue, sous le regard bienveillant de Raymond et Ginette, nos voisins de porte. Nous affichions des poésies comme d'autres accrochent leur lessive, montrant ainsi nos dessous les plus intimes, les poésies qui nous collent à la peau. Les cailloux peints et les tissus poèmes de Naïs montraient le chemin de la place jusqu'à nous.

    Nous présentions nos derniers ouvrages : Un lit dans l'océan, le lien entre une mère et son fils ponctué de saveurs orientales, D'azur et de feu où Josette l'héroïne croque la vie à belles dents.

    Ces extraits étaient ponctués de poèmes de Blaise Cendrars, Mahmoud Darwich, Guillevic, Pablo Neruda, François Cheng, Alain Borne, Paul Vincensini, Jean-Louis Novert et autres boulangers et pâtissiers des mots.

    Avec les Touaregs, nous avons fêté l'eau : "Annoncez que l'eau doit être partagée, annoncez-le à tous les peuples de la terre", tout en accueillant Omar Khayam venu de la Perse du XIIe siècle pour célébrer le vin.

    Notre table était ouverte à tous. Bernard Vandewièle est venu parler de son livre Brigitte l'œuvre à vif, Juan Antonio Martinez a slamé accompagné par Esteban au saxophone, Marie a chanté un poème de Victor Hugo, Cécile a dit La lionne de Jacques Prévert…

    Dans cette période de pandémie où nous avons été privés de lectures publiques, ce fut un plaisir de partager avec des personnes réellement présentes.

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  • Un été au Baz'Art des Mots

       

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         Nous sommes en février. Le vent est au sud-ouest et le ciel a ce gris légèrement teinté de bleu qui annonce la pluie. Un temps à faire les librairies. Nous cherchons des bouquins de poésie pour les offrir au "coin lecture" de notre village. Lors de la lecture de Geneviève en janvier organisée par l'association Bleu 31, nous avions convenu que la participation des spectateurs serait consacrée à cet achat. Faire lire la poésie, la faire vivre est notre action depuis des années. Nous pensons à la librairie de Hauterives Le Baz'Art des Mots. C'est un coin de verdure où s'entassent des livres imprévus, dénichés par Alain Lèze, toujours à l'affût d'un auteur, d'un éditeur à faire découvrir. Un semblant de fouillis qui donne envie de chercher la perle rare. Alain, le libraire passionné est là. Il "touche" comme on disait dans mon quartier quand on parlait de mobylettes. Qui plus est, il est sensible à la poésie ! Il a le verbe haut, vous brosse l'actualité littéraire en quelques phrases et trouve le livre qu'il vous faut. "Ce livre est pour toi ! ", voilà son expression favorite, car il connaît aussi ses lecteurs. Une paye qu'on se côtoie, Alain et nous, depuis son pied-à-terre rue de la Banque à Romans où il s'occupait de diffusion. Quand il est devenu libraire, il nous a accompagnés à chaque sortie de nos livres. Alain n'est pas seul dans l'aventure, il y a Patricia, sa compagne. Plutôt discrète, mais pas moins passionnée.
         Ce jour de février, tout en choisissant nos bouquins de poésie, nous échangeons avec Alain sur les nouvelles parutions, sur les projets des uns et des autres et, bien entendu, sur son festival dans les jardins statuaires de la librairie. Là, ni une ni deux, il m'invite en tant qu'auteur pour le prochain, les 14 et 15 juillet. J'en suis ravi. C'est un plaisir de lire ici au Baz'Art des Mots comme nous l'avons fait depuis des années, déjà dans les anciens murs du Baz'Art. Mais quand il m'annonce le thème, je tique un peu. Il s'agit de "campagne", de "nature". Zut ! La nature ne m'a jamais trop inspiré. Bon, je me dis, j'ai le temps, nous ne sommes qu'en février.
         Puis, arrive un jour d'avril. Je suis assis dans une brasserie de Valence, à midi, à l'heure où le bruit des couverts se mêle aux voix feutrées. À mon côté, un carnet à spirale et un crayon taillé. Un léger vent enveloppe mes doigts. Là, à mon grand étonnement, le texte, que je ne pensais pas pouvoir écrire, sort d'une traite. Il révèle ma découverte tardive de la nature, mes réserves et mes engagements, les livres qui m'ont ouvert ce rapport aux éléments et aux corps, à la présence des hommes et des femmes. Ce jour-là surgit une voix en particulier.
        Dès le texte achevé, je sens qu'il me faut le donner avec Juan Antonio Martinez, avec qui j'avais fait une lecture à Romans, au temps de Cours Jardins & Résonances. Je l'ai connu au théâtre. Il a mis en scène certaines de mes pièces. Je l'ai aussi entendu donner un chant amérindien dans une église à Lyon, il y a fort longtemps. J'ai envie de mêler nos voix, nos chants.
        Arrive le premier jour des lectures dans le jardin statuaire. Un quatorze juillet. L'ordre de passage des auteurs sur les deux jours a été modifié pour cause de coupe du monde de football ! Les livres des auteurs invités sont à l'extérieur sur les tables où ils pourront signer. Alain présente les artistes avec son enthousiasme coutumier. Il annonce que ce festival deviendrait un festival annuel.
         Juan et moi débutons. Nos deux voix se mêlent dans une rondeur, un rythme qui conviennent parfaitement au texte. La complicité est là, la même qu'il y a 20 ans. Seuls les chants auraient besoin d'amplitude.
        Le public est nombreux. Les lectures se succèdent sous le regard bienveillant d'Alain, de Patricia et de l'équipe de bénévoles. Elles se poursuivent malgré des averses. On se contente d'abord de couvrir les tables. Puis le vent se met de la partie. Chacun, public compris, transporte les piles de livres à l'intérieur de la librairie. Nos habits sont trempés. Il émane néanmoins une atmosphère de bien être. Nous savons que nous vivons un partage digne du Baz'Art.
         Au repas du soir, Alain et Patricia prennent la parole, sourire aux lèvres. On lit cependant sur leurs visages la fatigue d'avoir organisé ce festival. Inviter une vingtaine d'auteurs, ce n'est pas rien ! Les conversations autour des tables vont bon train. On parle de bouffe, de musique et des lectures. On blague. On rit. La vie quoi ! Et lorsqu'on se quitte, on se promet de se revoir bientôt.

         Nous ne savions pas que ça serait si tôt. Trois semaines plus tard, nous apprenons le décès d'Alain, suite à une crise cardiaque. Nous nous sommes retrouvés le 10 août dans le jardin statuaire à l'endroit-même des lectures de juillet. Patricia a parlé, puis des lecteurs et amis ont rendu hommage à Alain, à son amour des livres, à son dynamisme et à son attention aux lecteurs qu'il aimait guider dans leurs choix. Patricia ajoute que la librairie continue pour rester fidèle à leur aventure.

         Merci Alain de m'avoir permis d'écrire ce texte sur la "nature". Une commande en quelque sorte. Un texte que je portais, je l'ignorais, tu le pressentais. Voilà ta force, voir en un clin d'œil ce dont l'autre a besoin. C'est comme si tu m'avais dit : "Ce thème est pour toi !"

    André

  • Nocturnes de l’aqueduc à St Nazaire en Royans (Drôme)

    Le spectacle itinérant commence sur l’aqueduc d’où l’on domine la vallée de la Bourne. Au fond se profile le Vercors tandis que sous nos pieds à travers le pont métallique court un flot continu. La balade commentée avec humour et fantaisie se poursuit dans le village. Un guide assermenté, Julien Foydevaud onzième échelon et demi (Jean-Louis Debard) nous invite à découvrir l’histoire de ces lieux. Sur un ton faussement académique et naïf, il parle de la construction de l’aqueduc, du passé de St Nazaire. Mais il est sans cesse interrompu ou contesté par un « fantôme » du passé ou de l’avenir, Tiburce Mortefert, fantôme aux multiples visages (Juan Antonio Martinez). Avec les propos des deux comparses, l’histoire dérape dans la fiction la plus imaginative et la plus loufoque où la satire pointe parfois son nez. Il arrive qu’elle nous émeuve dans une évocation des maquis du Vercors et leur tragédie. Resurgissent aussi les monstres légendaires éveillant les peurs populaires ancestrales. Des personnages d’hier et d’aujourd’hui se mettent à vivre des aventures insolites. Un troisième larron, policier muet (Jean-Pierre Portier) surgit ça et là donnant une étrangeté à la visite. L’audace romanesque des comédiens qui nous fait voyager dans le temps nous subjugue, déclenche les rires, nous ravit.

    Ce spectacle itinérant est proposé par la Compagnie « Les Comédiens de Campagne ». Brigitte Couston s’occupe des relations publiques.

    Les représentations ont lieu à 20h45 les jeudis 23 et 30 juillet, vendredis 17, 24, 31 juillet, mercredis 5 et 12 août, jeudis 6 et 13 août, vendredis 7 et  14 août.

    Réservation conseillée à l’Office du tourisme de St Nazaire en Royans au 04 75 48 49 80.