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Lecture à voix haute

  • Un été au Baz'Art des Mots

       

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         Nous sommes en février. Le vent est au sud-ouest et le ciel a ce gris légèrement teinté de bleu qui annonce la pluie. Un temps à faire les librairies. Nous cherchons des bouquins de poésie pour les offrir au "coin lecture" de notre village. Lors de la lecture de Geneviève en janvier organisée par l'association Bleu 31, nous avions convenu que la participation des spectateurs serait consacrée à cet achat. Faire lire la poésie, la faire vivre est notre action depuis des années. Nous pensons à la librairie de Hauterives Le Baz'Art des Mots. C'est un coin de verdure où s'entassent des livres imprévus, dénichés par Alain Lèze, toujours à l'affût d'un auteur, d'un éditeur à faire découvrir. Un semblant de fouillis qui donne envie de chercher la perle rare. Alain, le libraire passionné est là. Il "touche" comme on disait dans mon quartier quand on parlait de mobylettes. Qui plus est, il est sensible à la poésie ! Il a le verbe haut, vous brosse l'actualité littéraire en quelques phrases et trouve le livre qu'il vous faut. "Ce livre est pour toi ! ", voilà son expression favorite, car il connaît aussi ses lecteurs. Une paye qu'on se côtoie, Alain et nous, depuis son pied-à-terre rue de la Banque à Romans où il s'occupait de diffusion. Quand il est devenu libraire, il nous a accompagnés à chaque sortie de nos livres. Alain n'est pas seul dans l'aventure, il y a Patricia, sa compagne. Plutôt discrète, mais pas moins passionnée.
         Ce jour de février, tout en choisissant nos bouquins de poésie, nous échangeons avec Alain sur les nouvelles parutions, sur les projets des uns et des autres et, bien entendu, sur son festival dans les jardins statuaires de la librairie. Là, ni une ni deux, il m'invite en tant qu'auteur pour le prochain, les 14 et 15 juillet. J'en suis ravi. C'est un plaisir de lire ici au Baz'Art des Mots comme nous l'avons fait depuis des années, déjà dans les anciens murs du Baz'Art. Mais quand il m'annonce le thème, je tique un peu. Il s'agit de "campagne", de "nature". Zut ! La nature ne m'a jamais trop inspiré. Bon, je me dis, j'ai le temps, nous ne sommes qu'en février.
         Puis, arrive un jour d'avril. Je suis assis dans une brasserie de Valence, à midi, à l'heure où le bruit des couverts se mêle aux voix feutrées. À mon côté, un carnet à spirale et un crayon taillé. Un léger vent enveloppe mes doigts. Là, à mon grand étonnement, le texte, que je ne pensais pas pouvoir écrire, sort d'une traite. Il révèle ma découverte tardive de la nature, mes réserves et mes engagements, les livres qui m'ont ouvert ce rapport aux éléments et aux corps, à la présence des hommes et des femmes. Ce jour-là surgit une voix en particulier.
        Dès le texte achevé, je sens qu'il me faut le donner avec Juan Antonio Martinez, avec qui j'avais fait une lecture à Romans, au temps de Cours Jardins & Résonances. Je l'ai connu au théâtre. Il a mis en scène certaines de mes pièces. Je l'ai aussi entendu donner un chant amérindien dans une église à Lyon, il y a fort longtemps. J'ai envie de mêler nos voix, nos chants.
        Arrive le premier jour des lectures dans le jardin statuaire. Un quatorze juillet. L'ordre de passage des auteurs sur les deux jours a été modifié pour cause de coupe du monde de football ! Les livres des auteurs invités sont à l'extérieur sur les tables où ils pourront signer. Alain présente les artistes avec son enthousiasme coutumier. Il annonce que ce festival deviendrait un festival annuel.
         Juan et moi débutons. Nos deux voix se mêlent dans une rondeur, un rythme qui conviennent parfaitement au texte. La complicité est là, la même qu'il y a 20 ans. Seuls les chants auraient besoin d'amplitude.
        Le public est nombreux. Les lectures se succèdent sous le regard bienveillant d'Alain, de Patricia et de l'équipe de bénévoles. Elles se poursuivent malgré des averses. On se contente d'abord de couvrir les tables. Puis le vent se met de la partie. Chacun, public compris, transporte les piles de livres à l'intérieur de la librairie. Nos habits sont trempés. Il émane néanmoins une atmosphère de bien être. Nous savons que nous vivons un partage digne du Baz'Art.
         Au repas du soir, Alain et Patricia prennent la parole, sourire aux lèvres. On lit cependant sur leurs visages la fatigue d'avoir organisé ce festival. Inviter une vingtaine d'auteurs, ce n'est pas rien ! Les conversations autour des tables vont bon train. On parle de bouffe, de musique et des lectures. On blague. On rit. La vie quoi ! Et lorsqu'on se quitte, on se promet de se revoir bientôt.

         Nous ne savions pas que ça serait si tôt. Trois semaines plus tard, nous apprenons le décès d'Alain, suite à une crise cardiaque. Nous nous sommes retrouvés le 10 août dans le jardin statuaire à l'endroit-même des lectures de juillet. Patricia a parlé, puis des lecteurs et amis ont rendu hommage à Alain, à son amour des livres, à son dynamisme et à son attention aux lecteurs qu'il aimait guider dans leurs choix. Patricia ajoute que la librairie continue pour rester fidèle à leur aventure.

         Merci Alain de m'avoir permis d'écrire ce texte sur la "nature". Une commande en quelque sorte. Un texte que je portais, je l'ignorais, tu le pressentais. Voilà ta force, voir en un clin d'œil ce dont l'autre a besoin. C'est comme si tu m'avais dit : "Ce thème est pour toi !"

    André

  • Chemins croisés

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    Geneviève Briot, auteure 
    André Cohen Aknin, auteur
    Laurence Frey, pianiste
    Franck Giraud, Clarinettiste
     
    Deux auteurs de la Drôme des Collines et deux musiciens donnent un récital de "poésie musique".
    Geneviève et André vivent ensemble à Geyssans, ils écrivent du théâtre, de la poésie, des romans. Lui est un gars du sud, elle est une fille du nord. Elle aime le café italien, il préfère le café américain. Au bureau, il met son bonnet d’écriture, elle met ses chaussettes "littérature". Ils parlent des poètes qui sont à la source de leur écriture, ils vous invitent dans leurs univers traversés par des éclats de musiques et de voix.   
    Laurence et Franck, dans leurs jeux de langage et de musique, leurs glissements de son et de sens, tricotent avec facétie les matériaux sonores. 
     
    Salle des fêtes de Geyssans, 17 mars 2018 à 20h
     
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  • Un caillou qui pense oiseau

    L'association BLEU 31
    a le plaisir de vous informer que Geneviève Briot
    donnera lecture de son recueil

    "UN CAILLOU QUI PENSE OISEAU"

    paru au printemps 2017 aux Editions de L'Autre incertain
    Avec des encres de André Cohen Aknin

    Il y a les oiseaux surgis de la pierre, les soleils d'enfants, la frange de lumière, il y a le voyage intérieur, ce qui nous nourrit, nous protège, nous élève. La poésie de Geneviève Briot évoque des rencontres, des choses du quotidien.
    Les lectures seront ponctuées de chants et de musiques suivant les dates

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     • Le dimanche 10 décembre 2017, à 11h
    à l’Atelier du Hanneton lors de "L’Atelier en fête"
    1400 Route du Tram - Les Presles - 26300 CHARPEY - 04 75 59 69 54

    • Le dimanche 7 janvier 2018 à 17 h
    À la salle des fêtes de Geyssans
    Cette lecture sera donnée par un TRIO DE FEMMES
    Cathline, Cécile et Geneviève
    La lecture sera ponctuée de chants.
    L’entrée est à 5 €, au profit de la bibliothèque de Geyssans

    • Le dimanche 4 mars 2018 à 17h
    Chez Agnès et Michel Guillemoto-Pesenti. Valence
    La lecture sera donnée par Naïs, Geneviève, et Maïa au violoncelle.

    Liens :
    Ass Bleu 31 : bleu31@orange.fr - 04 75 02 61 93
    http://briot-cohenaknin.hautetfort.com/
    http://autreincertain.hautetfort.com/
    https://www.atelierduhanneton.fr/
    http://geyssans.fr/
    Valence : agnes.guillemoto@hotmail.fr

  • Parution "Un caillou qui pense oiseau"

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    Un caillou qui pense oiseau

    de Geneviève Briot

    aux Editions L'Autre incertain

    avec des encres de André Cohen Aknin

     

     

     

    "Le langage des arbres est une source
    où toujours nous retournons
    Arbres fougères ginkgo biloba
    cèdres du Lubéron venus de l'Atlas
    chênes robustes des forêts domaniales
    ils sont notre mémoire
    notre sang vivifiant
    nos voyages immobiles"

    Prochaines lectures :

    
• le dimanche 30 avril à 10h30 à la Librairie La Manufacture - Romans-sur-Isère - 
04 75 02 09 05


    • le jeudi 4 mai à 18 h à la Médiathèque Simone de Beauvoir à Romans-sur-Isère

    • lors du festival du Baz'art des mots les 14 et 15 juillet à Hauterives 04 75 68 95 40

    Des lectures chez l'habitant sont également prévues

    Une lectrice écrit :
    "Les pages du livre tournent toutes seules soulevées par un vent léger et envoûtant…Suivre les paysages où les pieds ne laissent pas d'empreintes, où les bruits font une haie d'honneur pour que passe le silence. Sentir le cœur de la terre battre sous l'écorce des arbres. Aborder des plages où une seule aube naissante raconte tous les matins du monde. André trace des encres tracées sur du blanc, du noir qui ne ment pas." Joëlle C.

    On peut se procurer "Un caillou qui pense oiseau" auprès des éditions L'Autre incertain Impasse Pâme - 22 rue Pêcherie - 26100 Romans-sur-Isère  06 80 92 08 85 - autreincertain@no.long.org
    au prix de 10 € + 3 € de port (si envoi)

    - à- à la Librairie La Manufacture, Place Maurice Faure à Romans-sur-Isère 26100
    - à la Librairie Les Cordeliers  7 Côte des Cordeliers à Romans-sur-Isère 26100
    - au Baz'art des mots à Hauterives 26390

  • Vin, peinture et poésie

    L'Association Bleu 31 a le plaisir de rendre compte de l'événement créé par les Éditions de L'Autre incertain dans les cales de la péniche Alizarine Quai Mistral à Valence le samedi  25 février 2017.
    L'Autre incertain y présentait une EXPOSITION de petits formats de Brigitte Nêmes. Cécile et Raphaël, les mariniers, transportent habituellement par voie fluviale vins et futailles du Nord au Sud et du Sud au Nord. L’an dernier, des tableaux de Brigitte sont revenus de Paris portés dans les entrailles de la péniche. Actuellement, contraints de rester à quai, ils offraient leur lieu selon un projet concocté de longue date. Vins et expression artistique ne sont-ils pas faits pour s'entendre ? Baudelaire a chanté cette union et avant lui Omar Khayam au XIe siècle.
     "Ce que je demande c'est un flacon de  vin en rubis, une œuvre de poésie,
    un instant de répit dans la vie et la moitié d'un pain
    Si avec cela je pouvais ami, demeurer près de toi, dans quelque lieu en ruines, ce serait un bonheur préférable à celui d'un sultan dans son royaume"
    Les tableaux de Brigitte sous les projecteurs laissaient éclater les couleurs et la fraîcheur d'expression de l'artiste.

    Dans ce décor, une LECTURE de poèmes extraits de Un caillou qui pense oiseau à paraître aux éditions l’Autre incertain était donnée par l'auteure Geneviève Briot, accompagnée de Bernard Vandewiele et de Maïa, une jeune violoncelliste.
    "Les mots sont sur la lisse
    prêts à être tissés
    Laines de l'amour
    du doute et de la sagesse
    le présent a couleur de la terre
    a tissage de la toile
    toujours inachevée"

    Cette lecture a été suivie du vernissage des peintures de Brigitte, qui a présenté ses tableaux avec une spontanéité et un humour réjouissants.
    Le plaisir des yeux, des oreilles et du cœur, un apéritif arrosé de vins de la région, ont créé ce moment de convivialité qui laisse trace en chacun des participants.

    Le dimanche 26 février, l'EXPOSITION de Brigitte Nêmes s'est poursuivie de 12 H 30 à 18 H 30
    À 16 H 30 Brigitte a réalisé une peinture sur le bateau.

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     Photo Annick ROUBINOWITZ]

  • Écriture sonore

    Actuellement André relit le manuscrit de son dernier roman.
    Faire résonner les mots, entendre la coulée de la phrase, son rythme. Les sonorités des mots composent la musique du texte. Cette lecture invite à supprimer les mots parasites qui sont comme des fausses notes. Ce n'est pas seulement la signification du texte qui est importante, il y a aussi sa résonance. C'est ainsi qu'André, originaire d'Afrique du Nord, conçoit l'écriture. Il unit la bouche et l'oreille à la compréhension comme le font les conteurs. Le fait d'être homme de théâtre et lecteur public l'incline encore davantage à expérimenter le texte oralement. Un exercice de concentration, car lire à voix haute "éloigne le lecteur des distractions venues du monde extérieur" ainsi que le dit Alberto Manguel dans son "Histoire de la lecture". C'est aussi une façon de se relier à la lecture originelle qui était "plus auditive que visuelle"
    "Lire pendant le troisième millénaire avant notre ère, écrit Alberto Manguel, revenait peut-être à entendre les cunéiformes, c'est-à-dire à imaginer le discours de façon hallucinatoire, en regardant les signes qui le symbolisent, plutôt qu'à reconnaître visuellement les syllabes de la façon qui est la nôtre."…
    "Jusqu'à une période avancée du Moyen Age, les auteurs supposaient que leurs lecteurs verraient moins le texte qu'ils ne l'entendraient, et eux-mêmes prononçaient les phrases à haute voix tout en les composant."
    Aujourd'hui, certains auteurs continuent à écrire ainsi à voix haute, ainsi l'écrivain prix Nobel, Gao Xingjian. Pour les lecteurs publics que nous sommes, il est important d'être sensibles à un texte dans sa substance auditive, ses harmoniques. Sa musique peut être feutrée, scandée, tonique, fluide…

    Extrait du roman
    "Le ronflement du bateau est plutôt agréable. Au centre, des banquettes posées dos à dos. Je file vers la proue avec l'espoir de percevoir les parfums de la mer. Mes narines frémissent comme frémissent les feuilles d'un arbre. À l'appareillage, une odeur brutale de gaz d'échappement et son relent de mazout, puis comme par enchantement un goût de sucré. Quelqu'un sur la côte doit caraméliser des amandes.
    Le reflet sur l'eau. L'écume contre la coque. La brise qui m'enlace. Je ne sais pas combien de temps dure la traversée. Trop courte à mon goût. Je descends au premier arrêt : l'île Sainte Marguerite. On sort de l'embarcation comme on sort d'un autobus. D'autres personnes attendent pour embarquer. Prochain arrêt : l'île Saint Honorat où séjournent des moines. Je n'irai pas jusque là, je n'ai pas besoin de spiritualité, seulement de tranquillité. Sorti de l'embarcadère, je m'enfonce dans une allée bordée d'agapanthes, des fleurs bleues à grandes tiges. Il y a aussi des eucalyptus. Le couple de trentenaires me devance ; il s'est mis à courir. Des sportifs, je ne m'étais pas trompé. La brise fait frémir les eucalyptus dont les feuilles laissent passer la lumière à petites touches sur les écorces auréolées. Le corps précède l'esprit. Les idées viennent du mouvement, disent les Amérindiens. Doung doung font les semelles de crêpe. À qui appartient cet enfant qui zigzague sur le trottoir ? À dix ans, je flânais sur les boulevards. Parfois un passant me secouait, me sortant avec éclat de mon insouciance. Ici, personne ne me sortira de quoi que ce soit.
    Les eucalyptus ont un côté enivrant qui n'est rien comparé au parfum des lavandes à la pleine saison et à celui des mimosas quand leurs fleurs explosent en grains d'or."

    Geneviève

  • Lire Baudelaire au lycée

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    Mettre les poèmes en voix, les faire vibrer, c'est ainsi que les élèves de la Seconde 7 du Lycée Alain Borne de Montélimar ont donné corps à la poésie de Baudelaire, c'est ainsi qu'ils ont acquis la connaissance du poète.

    "La musique souvent me prend comme une mer !"

    C'est une musique qu'ils ont donné à entendre mardi 29 mars 2016 à la Médiathèque de Montélimar.

    À l'initiative de leurs professeurs, Martine Français et Pascale Conjaud, ils ont travaillé sous la direction de André Cohen Aknin, écrivain et lecteur public, assisté de Naïs, comédienne. Les jeunes gens ont ainsi acquis une technique de lecture basée sur la respiration. Apprendre à poser sa voix, à introduire des silences. Ils sont entrés dans la compréhension du texte pour le restituer. La lecture à voix haute qui peut paraître simple et évidente, demande une maîtrise pour que les mots parviennent à l'auditeur, pour que la poésie soit à la fois sens et musique.

    Ils ont donné les images de la mer, si importante chez Baudelaire, images de paix, de passion et de tourments.

    "Homme libre, toujours tu chériras la mer ! / La mer est ton miroir "

    Tous sur scène, ils étaient plus de trente vêtus de noir, mais aux pieds de couleurs. Certains glissaient vers l'avant ou reculaient au gré de la composition et de la mise en espace. Les voix se succédaient, voix légères ou bien timbrées, unies parfois, pour évoquer le poète-albatros avec "Ses ailes de géants qui l'empêchent de marcher" ou Le chat "ses yeux mêlés de métal et d'agate" ou encore "une dame créole aux charmes ignorés".

    Ils ont fait vibrer les poèmes d'amour, de sensualité, de voyage où étaient invités parfums et ivresse. La lecture s'est close avec le poème intitulé "La fin de la journée" la nuit voluptueuse / le cœur plein de songes funèbres et les rafraîchissantes ténèbres ont été chantés avec une belle inventivité par trois jeunes filles.

    Bravo aux lycéens qui ont su exprimer leur sensibilité à travers leur choix de poésies, dans une cohésion qui offrait au spectateur une belle harmonie, bien dans l'esprit de Charles Baudelaire.

    "Là tout n'est qu'ordre et beauté / Luxe, calme et volupté"

     Geneviève

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  • Printemps en poésie

    - Le 12 mars de 10h à 17h, à la librairie Clareton des Sources à Béziers. Dans le cadre d'une "carte blanche" donnée à l'éditeur Stéphane Landois - Atelier du Hanneton - les auteurs André Cohen Aknin et Monique Domergue donneront des lectures poétiques.

    - le 19 mars de 10h à 17h, à la Médiathèque de Crest (Drôme), André Cohen Aknin donnera des lectures dans le cadre d'un atelier créatif mené par l'éditeur-typographe Stéphane Landois.

    - Le 19 mars à 16 h, Naïs de l'Association Bleu 31 présentera dans le cadre du Festival de Mirmande (Drôme) une lecture intitulée "Dans ma maison vous viendrez". Dans la composition élaborée par Naïs, différents poètes parlent de cet espace d'intimité capable de s'ouvrir aux autres.

    "Il y aura ceux qui s'aiment / Debout devant ma porte je les attends" Andrée Chedid

    Infos sur https://www.facebook.fr/MaisondelaPoesiedelaDrome

    Pour le Printemps des poètes 2016, on peut consulter le site : http://www.printempsdespoetes.com/. On peut aussi consulter les rubriques "Apologie des poètes" dans lesquelles des auteurs d'aujourd'hui parlent de leurs coups de cœur pour des poètes du XXe siècle (thème de cette année) : Alain Borne par Geneviève Briot, Aimé Césaire par Cécile Oumhani, Hélène Cadou par Nicole et G. Drano etc. Plus de cent poètes sont évoqués.

    Célébrons la poésie et évoquons le poète d'origine palestinienne, Achraf Fayad condamné à mort pour apostasie en novembre 2015 en Arabie Saoudite. Devant l'émotion suscitée dans le monde, sa peine a été commuée en février 2016 en une sentence de huit ans de prison et de huit cents coups de fouet !

    Nous relayons les mots de Tahar Ben Jelloun qui écrit : "Les poètes sont des insurgés, porteurs de feu, compagnons de la vérité et de l’évidence. Ils sont la lumière qui éteint les ténèbres et donne les mots aux choses qui meurent de ne pas être dites. Ils sont fragiles et forts à la fois. Ils ne possèdent que leur souffle et leur âme qui résistent. On peut les frapper, les fouetter, les jeter au fond d’un puits, les enterrer vivants, leur voix continue de s’élever et réveille le monde. Les tribunaux les détestent. Les États les craignent. L’ordre les poursuit et les persécute. Les religions s’en méfient et les dénoncent. Mais ce sont les poètes qui donnent à la terre son sel, son grain de folie, sa musique et ses songes. La poésie ne peut être que fulgurance, clarté, doute et "intranquillité".