Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

drôme

  • Théâtre à Clérieux - Drôme

    Nous vous communiquons le programme du Festival Théâtre Automne que nous avons le plaisir de parrainer.

    Festival Théâtre Automne

    Salle des fêtes de Clérieux Drôme

    les 23 24 25 octobre 2015 

    • vendredi 20h30 - comédie "Au rendez-vous des autres" par le Théâtre inattendu de Sauzet 

    samedi 10h30 - rencontre d'auteurs Geneviève Briot et André Cohen Aknin sont auteurs de théâtre, de poésies et de romans. Ils sont Drômois, mais pas seulement. leurs vies sont marquées par le voyage. Ils viennent en voisins se présenter à nous. 

    • samedi 16h - comédie dramatique "Échec à la reine" d'Andrée Chedid par les Zygomatics de Valence 

    samedi 20h30 - comédie dramatique "L'Atelier" de Jean-Claude Grumberg par le Théâtre d'en Face d'Annonay

    • dimanche 11h - Apéro spectacle. Temps convivial animé par les troupes du CD 26

    • dimanche 15h - comédie absurde "Le spectateur condamné à mort" de Matei Visniek par le Théâtre de la Grille verte de St Étienne

    tarifs :10 € - réduit : 6 € - Pass : 15 €

    théâtre,clérieux,drôme,théâtre inattendu,geneviève briot,andré cohen aknin,andré chedid,zygomatics,jean-claude grumberg,théâtre d'en face,cd26,mateï visniec,théâtre de la grille verte

     

     
  • Lire Philippe Jaccottet

    philippe jaccottet,beauregard,andré du bouchet,montale,grignan,drôme,suisse,florence,geneviève briot,bleu 31Lire Philippe Jaccottet, c'est faire une promenade dans la nature et se laisser surprendre par une fleur, un nuage, une lueur, mais c'est bien plus qu'être intensément là dans le moment présent ; c'est faire une plongée dans le passé, c'est rencontrer au même instant la vie et la mort ; c'est saisir des éclats d'une vie intérieure, des correspondances avec des souvenirs, des lectures, des musiques, des peintures, des mots magnifiés. Sous une apparente simplicité, le poète donne une vision picturale qui unit émotions et couleurs. Et toujours, ce tremblement de l'écriture produit par les hésitations, l'approche toujours insatisfaite entre ce qui est dit et ce qui se dérobe.

    Je pourrais évoquer des mots que nous avons aimé lire en public : l'heureux brouillard des amandiers de "À travers un verger", le travail du poète qui est de veiller comme un berger et d'appeler tout ce qui risque de se perdre s'il s'endort. J'aimerais dire mon émotion à la lecture de "Truinas" écrit à propos des obsèques de André du Bouchet où Philippe Jaccottet exprime la merveille extrême, celle capable de susciter, paradoxalement sinon scandaleusement une espèce de joie sourde, timide et pourtant puissante…

    Mais j'ai choisi d'évoquer "Beauregard" que je viens de relire :

    C'est toute la fascination du mot qui nous est donnée à voir. Beauregard, village perdu, presque un hameau : "… on allume les lampes et cela aide, tandis que le vert des prairies et des forêts devient comme de l'encre ou presque, s'imprègne de nuit ; et qu'à l'inverse, une dernière fois avant la nuit, flamboie l'entaille de la carrière, à croire qu'on avait allumé là-bas un grand brasier rose qui semble sourdre de la terre elle-même - et c'est aussi un verre de lumière à boire, un verre de soleil couchant."

    Ce Beauregard, tout à fait drômois, le mène à un lieu-dit près de sa ville natale : "… quand on disait ce mot on faisait tinter une cloche justement pour accéder à quelque lieu inconnu… Oui ce mot tintait comme un instrument de métal frappé par un marteau - et dont le retentissement, maintenant que j'y songe après tant d'années, n'était pas sans analogie avec celui (qu'on imagine) d'un gong dans la cour d'un temple d'Asie ou celui des sonnailles d'un troupeau qu'on entend avant de le voir … et le son clair se répand, vient à vous à travers la distance elle-même absolument claire, c'est l'air lui-même qui tinte et vibre, l'air tout à fait invisible des hauteurs qui semble s'ouvrir à son passage - tandis que les montagnes s'élèvent immobiles, à distance les unes des autres, comme des beffrois."

    Beauregard entraîne ensuite Philippe Jaccottet vers "Tempi di Bellosguardo", un poème de Montale, l'évocation d'un quartier de Florence puis d'une personne assise en retrait dans l'ombre : "on voit alors ses yeux saturés de la lumière du monde sur lesquels rapidement les paupières se baissent pour ne laisser filtrer qu'un désir de tendresse ou de long sommeil."

    Philippe Jaccottet est né en Suisse et vit à Grignan dans la Drôme.

    Geneviève

     

  • 27h chrono

    Nous serons de la fête du Baz'art des mots samedi et dimanche prochain. 

    Nous y ferons des lectures et participerons aux débats.

    Venez vous joindre à nous pour le soutien à la librairie, pour le plaisir des rencontres et le partage.

    Affiche 27h Chrono_A4.JPG

    c'est ce poème de Jean-Louis Novert qui vient sous nos doigts pour cette invitation

    "Nous sommes 

    les passeurs du temps

    et nous sommes chargés

    de livrer l'eau et l'air

    le feu et le vent"

     La terre des mots - Rougerie

    André et Geneviève

     

  • Matière et transparence

    home.jpg

    Ejoumalé et Abel, deux artistes indiens de Pondichéry, de passage à Triors, petit village de la Drôme, ont exposé leurs œuvres et animé un stage d’aquarelle de trois jours. Leurs tableaux illuminent le regard : luminosité safranée, fluidité des personnages, transparence des lieux.

    Très pédagogues, les jeunes artistes guident les amateurs que nous sommes.  Attentifs et souriants, ils réparent les maladresses, donnent le contraste qui manque, apportent la touche qui change la lourdeur en légèreté.

     Je cherche du bout et du plat de mes pinceaux à entrer dans le mystère des teintes selon la palette de ces deux aquarellistes. La légèreté et la précision sont de mise pour assister à la fusion de l’eau et des couleurs, voir la manière dont elles se diffusent entre elles, se valorisent dans une marine, un paysage de campagne, une ville sous la pluie…

     Suivre leur chemin sur le papier, c’est boire la lumière, interroger ombres et reflets, revisiter la pluie ou la neige et pour cela jouer du pinceau et des nuances avec justesse et délicatesse. Une expérience difficile et passionnante qui n’est pas sans magie.

     Dans cet exercice, je me repose des mots. L’écriture part en voyage, la lecture ferme les yeux. Je trouve un autre regard sur les choses qui m’entourent.

    Geneviève

  • Nocturnes de l’aqueduc à St Nazaire en Royans (Drôme)

    Le spectacle itinérant commence sur l’aqueduc d’où l’on domine la vallée de la Bourne. Au fond se profile le Vercors tandis que sous nos pieds à travers le pont métallique court un flot continu. La balade commentée avec humour et fantaisie se poursuit dans le village. Un guide assermenté, Julien Foydevaud onzième échelon et demi (Jean-Louis Debard) nous invite à découvrir l’histoire de ces lieux. Sur un ton faussement académique et naïf, il parle de la construction de l’aqueduc, du passé de St Nazaire. Mais il est sans cesse interrompu ou contesté par un « fantôme » du passé ou de l’avenir, Tiburce Mortefert, fantôme aux multiples visages (Juan Antonio Martinez). Avec les propos des deux comparses, l’histoire dérape dans la fiction la plus imaginative et la plus loufoque où la satire pointe parfois son nez. Il arrive qu’elle nous émeuve dans une évocation des maquis du Vercors et leur tragédie. Resurgissent aussi les monstres légendaires éveillant les peurs populaires ancestrales. Des personnages d’hier et d’aujourd’hui se mettent à vivre des aventures insolites. Un troisième larron, policier muet (Jean-Pierre Portier) surgit ça et là donnant une étrangeté à la visite. L’audace romanesque des comédiens qui nous fait voyager dans le temps nous subjugue, déclenche les rires, nous ravit.

    Ce spectacle itinérant est proposé par la Compagnie « Les Comédiens de Campagne ». Brigitte Couston s’occupe des relations publiques.

    Les représentations ont lieu à 20h45 les jeudis 23 et 30 juillet, vendredis 17, 24, 31 juillet, mercredis 5 et 12 août, jeudis 6 et 13 août, vendredis 7 et  14 août.

    Réservation conseillée à l’Office du tourisme de St Nazaire en Royans au 04 75 48 49 80.