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06/11/2011

Les oiseaux et nous

poésie,théâtre du ciel,geneviève briot,aquarelle,gallotta,guy delahaye,actes sud

dans le sillage de l’oiseau bleu

voyagent nos rêves

 

l’azur les boit

tout crus

 

parfois ils jouent à saute moutons

sur les nuages

 

ou s’enlisent

dans la brume

 * 

rêves aux mille senteurs


 il y a ceux des hommes

derrière les grilles

 

les espoirs des mains

qui vibrent en éventail

 

des rêves papillons de jour

papillons de nuit

 

il y a des attentes

aux regards de volubilis

 * 

désir d’oiseau

à travers le temps


rêve d’Icare

brûlé aux feux du soleil

 

rêve d’Ader

et naissance de l’avion

 

décollage immédiat

pour des terres lointaines

 

lien entre les hommes

tissé par l’aigle et l’archange


texte extrait de "Le théâtre du ciel" (inédit) Geneviève

aquarelle de Geneviève inspirée d'une photo de Guy Delahaye dans le livre "Gallotta" chez Actes Sud 

20/08/2011

Matière et transparence

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Ejoumalé et Abel, deux artistes indiens de Pondichéry, de passage à Triors, petit village de la Drôme, ont exposé leurs œuvres et animé un stage d’aquarelle de trois jours. Leurs tableaux illuminent le regard : luminosité safranée, fluidité des personnages, transparence des lieux.

Très pédagogues, les jeunes artistes guident les amateurs que nous sommes.  Attentifs et souriants, ils réparent les maladresses, donnent le contraste qui manque, apportent la touche qui change la lourdeur en légèreté.

 Je cherche du bout et du plat de mes pinceaux à entrer dans le mystère des teintes selon la palette de ces deux aquarellistes. La légèreté et la précision sont de mise pour assister à la fusion de l’eau et des couleurs, voir la manière dont elles se diffusent entre elles, se valorisent dans une marine, un paysage de campagne, une ville sous la pluie…

 Suivre leur chemin sur le papier, c’est boire la lumière, interroger ombres et reflets, revisiter la pluie ou la neige et pour cela jouer du pinceau et des nuances avec justesse et délicatesse. Une expérience difficile et passionnante qui n’est pas sans magie.

 Dans cet exercice, je me repose des mots. L’écriture part en voyage, la lecture ferme les yeux. Je trouve un autre regard sur les choses qui m’entourent.

Geneviève