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20/09/2017

Femmes immémoriales

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    Dans le parcours permanent du musée, un domaine m’intéresse particulièrement : "Origines, les récits du monde". Il y a là une présentation et des traces laissées par le vivant depuis des millénaires, des signes ancestraux inscrits dans la pierre, sur le sable, sur l’écorce d'arbres. J'ai le sentiment, aujourd'hui, que c'est dans ces signes lointains que je dois puiser pour mon travail « encre et écriture ».
    A l’entrée de la première salle, trois femmes de cire accueillent les visiteurs. Leurs regards embrassent l’enfant en nous. L’une mesure 1.20m et les autres 1.60m à peu près. Elles ont 18000, 20600 et 36300 ans. La première est "Femme Florès", ses mains descendent au-dessous du genou, ses pieds sont immenses au regard de sa taille ; la seconde se nomme "Femme Sapiens" et la troisième "Femme Néandertalienne". On a beau avoir des connaissances sur l’évolution humaine, on est frappé par la rencontre.
    Ces femmes nous ressemblent. J’ai devant moi ma mère, ma grand-mère, mes tantes et bien d’autres femmes. Leurs visages sont semblables à ceux qu’on trouve en Alaska, en Sibérie, à Mogadiscio, dans les steppes de Mongolie, dans les forêts de Bornéo ou dans le désert du Sahara, ou même à Manhattan et à Berlin. Elles appartiennent à ces femmes immémoriales qui se rappellent à nous à travers le temps, tout comme "Lucy" qui ouvre la voie à l’humanité et qu’Andrée Chedid interpelle filialement dans "Lucy, la femme verticale" (Éd. Flammarion).     
    Cette romancière et poète a su évoquer ces femmes dont nous sommes issus. Quand je l’ai rencontrée en 1999, elle avait un visage plein de vivacité et de lumière. J’ai été enchanté. Je le suis toujours. La lire, c’est frotter ses mains sur une planche à laver posée sur la margelle d’un lavoir ou sur une pierre polie par l’écume d’un cours d’eau. La lire, c’est parler de l’enfance et de l’enfance de l’enfance. La lire, c’est entendre les voix ancestrales.
    Voici le poème d'Andrée Chedid "Femmes de tous les temps", tiré de "Fraternité de la parole", Éd Flammarion.

Ancestrales et pourtant fraternelles
Lointaines et pourtant proches

Elles viennent à notre rencontre
Ces Femmes d’un autre âge

Dans la pulpe éphémère de leur corps
Dans la beauté d’un geste périssable
Dans les brefs remous d’un visage neuf ou vieilli

Ces femmes immémoriales
        à travers argile et pierres
        écartant les écorces du temps
Se frayent passage jusqu’ici.

Musée des Confluences, Lyon, le 12 septembre 2017
André

01/07/2017

La Chapelle en Vercors

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 © André Cohen Aknin

 

Sur le chemin de verdure aux yeux bleus
les myosotis nous disent :
n'oubliez pas les Résistants
Ici ils se sont battus
La beauté fragile des fleurs
la solidité des roches
l'éphémère et l'immobile
unis dans un même paysage
Marche sur le chemin
de verdure aux yeux bleus
Le rocher résonne-t-il encore
des combats des conciliabules
dans la nuit et le froid ?
Vercors aujourd’hui lumineux
où soupire le sang de la jeunesse
La vie toujours
renaît semblable et différente
Marche sur le chemin tracé par d'autres
dans l'ombre des hêtres
Chemin de verdure aux yeux bleus
Dans la cour des fusillés
sur la paroi transparente
je lis à voix haute les prénoms
de seize jeunes hommes fauchés
par la guerre et la haine
Leurs yeux brillent dans notre liberté

poème de Geneviève, juin 2017

19/04/2017

Parution "Un caillou qui pense oiseau"

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Un caillou qui pense oiseau

de Geneviève Briot

aux Editions L'Autre incertain

avec des encres de André Cohen Aknin

 

 

 

"Le langage des arbres est une source
où toujours nous retournons
Arbres fougères ginkgo biloba
cèdres du Lubéron venus de l'Atlas
chênes robustes des forêts domaniales
ils sont notre mémoire
notre sang vivifiant
nos voyages immobiles"

Prochaines lectures :


• le dimanche 30 avril à 10h30 à la Librairie La Manufacture - Romans-sur-Isère - 
04 75 02 09 05


• le jeudi 4 mai à 18 h à la Médiathèque Simone de Beauvoir à Romans-sur-Isère

• lors du festival du Baz'art des mots les 14 et 15 juillet à Hauterives 04 75 68 95 40

Des lectures chez l'habitant sont également prévues

Une lectrice écrit :
"Les pages du livre tournent toutes seules soulevées par un vent léger et envoûtant…Suivre les paysages où les pieds ne laissent pas d'empreintes, où les bruits font une haie d'honneur pour que passe le silence. Sentir le cœur de la terre battre sous l'écorce des arbres. Aborder des plages où une seule aube naissante raconte tous les matins du monde. André trace des encres tracées sur du blanc, du noir qui ne ment pas." Joëlle C.

On peut se procurer "Un caillou qui pense oiseau" auprès des éditions L'Autre incertain Impasse Pâme - 22 rue Pêcherie - 26100 Romans-sur-Isère  06 80 92 08 85 - autreincertain@no.long.org
au prix de 10 € + 3 € de port (si envoi)

- à- à la Librairie La Manufacture, Place Maurice Faure à Romans-sur-Isère 26100
- à la Librairie Les Cordeliers  7 Côte des Cordeliers à Romans-sur-Isère 26100
- au Baz'art des mots à Hauterives 26390

03/03/2017

Vin, peinture et poésie

L'Association Bleu 31 a le plaisir de rendre compte de l'événement créé par les Éditions de L'Autre incertain dans les cales de la péniche Alizarine Quai Mistral à Valence le samedi  25 février 2017.
L'Autre incertain y présentait une EXPOSITION de petits formats de Brigitte Nêmes. Cécile et Raphaël, les mariniers, transportent habituellement par voie fluviale vins et futailles du Nord au Sud et du Sud au Nord. L’an dernier, des tableaux de Brigitte sont revenus de Paris portés dans les entrailles de la péniche. Actuellement, contraints de rester à quai, ils offraient leur lieu selon un projet concocté de longue date. Vins et expression artistique ne sont-ils pas faits pour s'entendre ? Baudelaire a chanté cette union et avant lui Omar Khayam au XIe siècle.
 "Ce que je demande c'est un flacon de  vin en rubis, une œuvre de poésie,
un instant de répit dans la vie et la moitié d'un pain
Si avec cela je pouvais ami, demeurer près de toi, dans quelque lieu en ruines, ce serait un bonheur préférable à celui d'un sultan dans son royaume"
Les tableaux de Brigitte sous les projecteurs laissaient éclater les couleurs et la fraîcheur d'expression de l'artiste.

Dans ce décor, une LECTURE de poèmes extraits de Un caillou qui pense oiseau à paraître aux éditions l’Autre incertain était donnée par l'auteure Geneviève Briot, accompagnée de Bernard Vandewiele et de Maïa, une jeune violoncelliste.
"Les mots sont sur la lisse
prêts à être tissés
Laines de l'amour
du doute et de la sagesse
le présent a couleur de la terre
a tissage de la toile
toujours inachevée"

Cette lecture a été suivie du vernissage des peintures de Brigitte, qui a présenté ses tableaux avec une spontanéité et un humour réjouissants.
Le plaisir des yeux, des oreilles et du cœur, un apéritif arrosé de vins de la région, ont créé ce moment de convivialité qui laisse trace en chacun des participants.

Le dimanche 26 février, l'EXPOSITION de Brigitte Nêmes s'est poursuivie de 12 H 30 à 18 H 30
À 16 H 30 Brigitte a réalisé une peinture sur le bateau.

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 Photo Annick ROUBINOWITZ]

19/01/2017

Un caillou qui pense oiseau

 

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Encre "la main qui parle"

Mains ouvertes
laisse entrer
les univers
les couleurs les plus secrètes

Marche pieds nus dans la neige
allonge-toi sur les cailloux du lit de la rivière
laisse le froid chauffer le sang

trouve des accords inconnus

L'association Bleu 31 est heureuse de vous informer de la prochaine publication de :

Un caillou qui pense oiseau
de Geneviève Briot
poésies

aux Editions l'Autre Incertain
Parution prévue en février 2017

La peau diaphane de la poésie de Geneviève Briot illumine notre regard. On y découvre son univers où chaque rencontre nous réinvente.

Après "Basalte" et "Météorites", recueils publiés dans les années 80, elle écrit théâtre, récits et romans. Cependant, la poésie est toujours présente, comme une rivière souterraine ; elle vient au jour maintenant.

Souscription :
Prix de l'exemplaire : 10 euros

Merci de libeller votre paiement à  Éditions L'Autre Incertain
Impasse Pâme 22 rue Pêcherie  - 26100 Romans-sur-Isère
Tél. : 06 80 92 08 85