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Lecture musicale "D'azur et de feu - sept visages de Josette Duc"

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Lecture musicale à Lascours (Bouches-du-Rhône).

Avec Pascal Delalée violoniste, Naïs lectrice, Geneviève auteure et narratrice. 

Sur la terrasse ensoleillée se sont rassemblés une douzaine d'amis de Naïs. Vers le soir, il fait un peu moins chaud. Les places sont espacées pour cause de Covid 19. Les arbres et les plants de tomate font le décor.

Les acteurs sont en blanc en accord avec la couverture du livre.

Le violon de Pascal joue une impro où se profile un portrait de Josette Duc, sa vie libre et tumultueuse ; il fait émerger de la gravité d'où rejaillit la joie. C'est l'ouverture.

Je n'ai plus qu'à être l'amie qui évoque la femme amoureuse, le premier amour pour Robert marié à la poésie. Alors Naïs lit les mots de René Guy Cadou qui les avaient réunis quand ils avaient dix-huit ans et qu'elle récitait encore par cœur 70 ans plus tard :

Je t'attendais et tous les quais et toutes les routes 

Ont retenti du pas brûlant qui s'en allait

Vers toi que je portais déjà sur mes épaules 

Comme une douce pluie qui ne sèche jamais » 

Naïs lit les poèmes qui cheminent dans la vie de Josette, en particulier celui de Paul Eluard qui a donné le titre au livre :

L'azur m'ayant abandonné, je fis un feu

Elle lit les textes et les paroles de Josette avec ferveur et légèreté. Accordée, j'évoque les différents visages de notre héroïne, la désirante, la voyageuse, la femme blessée, la tisseuse de liens, la mystique. Pascal avec son violon insuffle un supplément d'âme.

Puis nous sommes en Inde dans l'ashram du sage indien, Ramana Maharshi. Nous chantons le mantra de la montagne sacrée, accompagnées par le violon : 

Arunachala a / a are om nama shivaya…

Josette est avec nous. Louis un spectateur la voit à travers nous deux réunies.

Quelques mots sur René son dernier amour. Pour conclure, Naïs lit trois vers de René Guy Cadou sur le thème musical de Josette : 

Et pourtant c'était toi dans le clair de ma vie

Ce grand tapage matinal qui m'éveillait

Ces astres, ces millions d'astres qui se levaient.

Quand le violon donne la note de fin, le long trajet de l'archet prolonge pour tous le sentiment ineffable d'avoir rencontré une femme exceptionnelle et qui, par certains côtés, nous ressemble.

Geneviève

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