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29/09/2009

Le monde ouvert de Kenneth White

 

herbe des champs.JPG
« la beauté est partout

                        même

sur le sol le plus dur

                        le plus rebelle

la beauté est partout

            au détour d’une rue

                        dans les yeux

            sur les lèvres d’un inconnu

dans les lieux les plus vides

            où l’espoir n’a pas de place

où seule la mort

                        invite le cœur

la beauté est là

                        elle émerge

            incompréhensible

                        inexplicable

elle surgit unique et nue -

à nous d’apprendre

à l’accueillir

en nous »

Kenneth White  «Le grand rivage »

Entrer dans la poésie de Kenneth White, c’est pénétrer dans une forêt où les arbres parlent avec la lumière, c'est caresser la peau des troncs, adopter « le calendrier des nuages ». Le poète né en Écosse s’enracine sur la terre bretonne, il est migrant sur les routes nordiques, il est aussi dans la chaîne du Tiantaï qui est un de ces lieux où, selon un auteur du IXe siècle, « des ailes poussent aux hommes ».

Poésie du cosmos que Kenneth White s’emploie à saisir en héritier des poètes et des philosophes des siècles passés, en Europe, en Chine dans l’esprit du tao, ainsi qu’il la présente dans son essai « L’esprit nomade » Voyage sur un bateau de neige dans l’évocation de Sesshu, peintre japonais.

La poésie de Kenneth White est limpide, elle respire l’air du large. Une danse pour avancer en nudité. Un art de vivre.

Geneviève

Commentaires

La beaute est partout, mais parfois il est difficile de la voir.

Écrit par : Romanian @ prepaid phone cards | 05/01/2010

La beauté est partout,mais il est parfois difficile de la voir.
O combien!
Saisir la beauté de l'instant,cette beauté incompréhensible dont parle K. White, c'est accepter en même temps une laideur inexplicable, ,sans essayer de marchander la moindre miette de beauté. Juste être là, vivante et plongée dans l'incompréhensible,l'inexplicable,le Grand-je-ne-sais-pas.
Amitiés
dalila

Écrit par : attlassy | 18/01/2010

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