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  • Lire c'est ouvrir une fenêtre

     Le 4e Salon du Livre Jeunesse à Châtillon St Jean dans la Drôme fut un beau moment de partage autour du texte, de l’illustration, de la poésie.

    Lire c’est ouvrir une fenêtre

    S’envoler au bout des mots vers d’autres vies.

    Lire c’est prendre le vent entre brise et tempête.

    Lire c’est regarder un tableau et voir son propre visage.

    Le livre tient toujours sa place. Il faut voir la détermination des enfants pour obtenir un livre dédicacé avec quelques mots de l'auteur ou un dessin original de l'illustrateur. Leur intérêt, ils le manifestent aussi lors des rencontres. Interrogations sur le métier d’écrivain, sur le texte lui-même. Comment est venue l’idée ? Pourquoi ce sujet ?

    Les rencontres avaient lieu dans la semaine qui a précédé le Salon. Deux à trois auteurs ou illustrateurs chaque jour pour des élèves du village et des écoles environnantes.

    Très attentifs, des petits aux plus grands, les enfants ont posé leurs questions préparées avec soin, mais en ont aussi posé d’autres dans la spontanéité de l'échange. Je leur montrais ma documentation. Mes brouillons circulaient, écrits à la main sur un petit carnet ou sur des feuillets, transcrits à l’ordinateur, à nouveau corrigés avant de devenir le tapuscrit confié à l’éditeur, puis le livre qu’il avaient entre les mains. Ils comprenaient ainsi que l’écriture est un travail, l’aboutissement d’une réflexion, d’une aventure.

    C’est ainsi que « Najib l’enfant de la nuit », mon dernier roman jeunesse a été mis à l’épreuve de mes jeunes lecteurs (Cours moyens, classe de 6e). L’histoire a suscité beaucoup de questions sur la souffrance des enfants ou plus simplement leurs soucis. Najib est un enfant orphelin qui a connu la guerre, Maurice-Pilou qui a une sœur malade d’un cancer se sent délaissé. Les petits lecteurs réalisent l’importance de l’amitié, apprécient le lien qu’il peut y avoir entre des enfants de pays différents.

    Maintenant l’histoire se poursuit avec les 6e du collège Lapassat qui vont écrire aux héros pour parler de leurs soucis à travers des lettres. À leur tour, ils feront se rencontrer réel et imaginaire. Entrer dans cette distanciation propre aux auteurs permet de comprendre que la littérature n’est pas une distraction frivole, mais qu’à travers elle sont traités des problèmes, des difficultés qui deviennent par la fiction plus vivaces.

    Le samedi, jour du Salon à Châtillon St Jean, se retrouvaient tous les auteurs illustrateurs dans une salle des fêtes décorée de dessins d’enfants, ponctués de poèmes d’un petit Yannis. Les livres sur toutes sortes de sujets emplissaient les tables. Pierre-Yves Taravello, à l’humour toujours présent, était l’ordonnateur qui veillait à tout, soutenu par l’équipe enseignante et par bon nombre de parents qui apportaient leurs concours à la réussite de la fête. On était aux petits soins pour les invités : une maman avait préparé un couscous pour le déjeuner, les enfants dans l’après-midi prenaient note auprès de nous des boissons et des crêpes souhaitées.

    Il s’agissait bien d’une fête à laquelle les visiteurs étaient conviés et ils furent nombreux. On a échangé dans la simplicité et le plaisir d’être ensemble. Bien sûr, la réussite vient aussi des enseignants qui ont su motiver leurs élèves.

    Il me semble que le but de Pierre-Yves et de son équipe est de rapprocher le livre des habitants de Châtillon St Jean et des environs, de faire prendre conscience de son importance dans le développement d’un enfant. Ils ont réussi. Bravo !

    Geneviève