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02/11/2008

Salon du livre "Les rencontres valentinoises"

Je viens d'apprendre que le salon du livre "Les rencontres valentinoises" auquel je devais participer a été annulé. Il était prévu le 29 novembre 2008 et devait être organisé par Le Lions Club Deux rives.
J'en suis désolé.
André

27/09/2008

Rentrée d'automne 2008

le samedi 11 octobre 2008, nous serons à la bibliothèque de CRUAS en Ardèche 07350, à l'occasion de la Fête du Livre.

"Une enfance algérienne". Deux regards d'enfance, deux approches, deux époques.

Une rencontre avec le jeune public à 15h pour "Najib, l'enfant de la nuit "sera suivie à 17h d'une rencontre avec le public adultes. Lecture croisée du roman de Geneviève et de celui d'André, "La lèvre du vent". Suivront discussion et signature.

le dimanche 12 octobre, Geneviève sera au Salon du livre Jeunesse - Café Bibliothèque - Chabrillan, 26400. http://www.cafebibliotheque.fr/

le samedi 29 novembre, André sera au Salon du livre de Valence organisé par le Lions Club Valence Deux rives "Les Rencontres valentinoises" qui aura lieu de 10h à 18h30 à la Salle des Clercs, Place des Clercs, 26000 Valence

23/11/2007

"roman(s) à Romans" les 17, 18 nov. 2007

Un salon du livre est un lieu de rencontres, par excellence, surtout quand les organisateurs sont attentifs au bien-être de chacun comme c'est le cas au Salon "roman(s) à Romans".
Des regards, des sourires, des livres circulent. Des conversations entre auteurs permettent de découvrir l'homme, la femme derrière les mots imprimés, leur cheminement singulier. Échange de questions et réponses sur les difficultés du métier.
Il y a bien sûr les conversations avec les lecteurs, souvent individuelles, mais  ouvertes aussi aux passants qui glanent des mots, des réflexions sur un ouvrage. L'auteur présente sa démarche, le lecteur dit son attente, livre aussi des choses de sa propre vie, des choses parfois tenues secrètes. Sur notre table, André et moi présentons des ouvrages qui ont pour sujet principal l'Algérie. Sujet resté douloureux pour certaines personnes, silence tenu pendant des années. Et voilà que la présence du livre libère la parole. Voilà que la personne n'est plus seule avec sa déchirure. Une jeune femme découvre cette terre d'amour et de feu en feuilletant "La lèvre du vent", une terre où elle est née et qui était restée enfouie en elle.
Il y a le petit garçon de six ans qui s'empare de l'album "Histoire d'éléphant".Je raconte, il tourne les pages. Il me dit : Je ne sais pas encore très bien lire, mais bientôt… Quelle attente, quel désir ! Il me montre l'étiquette en bas au dos de la jaquette : C'est quoi, là ? C'est le prix, il le sait, malgré son ignorance. Je le lui dis. Il court vers sa mère, demande, supplie, il le veut cet éléphant. Elle résiste : il y a tant de livres qu'on aimerait emporter, comment choisir l'un plutôt que l'autre ? Mais l'enfant a arrêté son choix, lui. Elle finit par céder et le petit emporte son album. Moi, je suis admirative devant tant d'énergie et de conviction.
Il y a un garçon un peu plus grand qui va lire "Najib l'enfant de la nuit", mais qui écrit aussi et qui me demande conseil, me parle de ses difficultés pour le livre qu'il a commencé. Comment fait-on pour écrire sa page quand il y a trop d'idées à exprimer ?
Nous ne pouvons tout dire de ces échanges nombreux, diversifiés. Le soir, on ne peut trouver le sommeil car il y a une danse des visages, une musique des paroles qui tournent inlassablement.
Une envie de citer un recueil de poèmes de Cédric Le Penven, un jeune poète pénétré d'une parole qui auréole le quotidien, où les silences sont en mouvement :"Elle le givre" publié chez Jacques Brémond. En voici quelques vers :

"Je crois parfois deviner un froissement de robe
Un filet de fraîcheur pénétrant dans la chambre
Une paume versant un peu d'eau sur ma nuque
Une parole chuchotée au creux du sommeil"

 

Livres évoqués :
André Cohen Aknin La lèvre du vent Éd. L'Harmattan
Geneviève Briot Un livre à la mer Éd. Marsa
Najib L'enfant de la nuit  Jeunesse L'Harmattan
Histoire d'éléphant Éd. Grandir

26/05/2007

"Lire en mai" à Nyons

les 17, 18 et 19 mai sur le thème de la gourmandise.

Nous étions au Salon du livre "Lire en mai".
Sur la place du marché, les saveurs, les odeurs invitent à la dégustation des fruits, des légumes, des miels, au régal des couleurs.
Sous les arcades, les livres ouvrent une ruelle de sensations les plus diverses où se côtoient saveurs en tous genres. C'est dans l'ombre qu'ils se tiennent, prêts à se révéler aux lecteurs. Les passants curieux, intimidés parfois s'y promènent. À ceux qui palpent les pages, les auteurs dévoilent souvenirs et désirs enfermés sous les jaquettes sobres ou pimpantes. Une houle de paroles s'étale sous les arcades, une mer placide qui tait les tempêtes cachées dans les pages. Jackie, Nathalie, Annick et les autres bénévoles suivent le flux et le reflux de la marée, accueillent les visiteurs, veillent au bien-être des auteurs. Sylvain, Thibault voltigent d'une table à l'autre.
C'est dans l'ombre aussi qu'on peut découvrir la librairie Pinet, cet antre qui plonge ses racines dans la mémoire. L'agencement hétéroclite des titres, des papiers, des peintures, des crayons crée un joyeux désordre qui n'est qu'apparent. Madame Pinet et son fils François en détiennent le secret.
Notre table présente "La lèvre du vent", "Najib l'enfant de la nuit", "Un livre à la mer". Trois livres qui évoquent l'Algérie d'hier et d'aujourd'hui. Les rencontres, les conversations avec les visiteurs nous montrent une fois de plus combien sont nombreux, tenaces, les liens entre Français et Algériens, combien la parole libère. Les livres ont posé les mots indicibles et permettent de trouver un peu d'apaisement.
"Histoire d'éléphant" est aussi sur la table et les aquarelles collages d'Armand Kaercher séduisent beaucoup de promeneurs. Je ne parlerai que de Lutz et Helga, la soixantaine, qui l'ont emporté le visage ravi : il sera sur l'étagère des livres jeunesse qu'il collectionnent. C'est qu'il n'y avait pas que des Drômois ; nous avons rencontré des Allemands, des Suisses, des Hongrois, des Hollandais.
A la fin de "Lire en mai" sur la gourmandise, nous étions gorgés de paroles, de sourires, de petits bonheurs. Nos livres vont habiter des maisons inconnues, vont peupler des imaginaires. Nous sommes ici et ailleurs. Étonnant, non ?